Es kommt mich..., op. 19.2 (2001)

Il me vient rire et sourire.
Qu’importe! C’est comme ça . . .
Ce poème de Robert Walser – peutêtre son distique le plus bref – est tiré de l’oeuvre de jeunesse. A la demande de Felix Falkner, je participais alors à un projet Walser de la Haute école des arts de Zurich. A cause de mon humeur momentanée vis-à-vis de cette institution, j’avais l’intention de rester bref et de répondre ironiquement à des événements plutôt désagréables. La répétition multiple du fragment «Es kommt mich . . .», avec son ambiguïté grammaticale, les coups presque sado-masochistes du «marteau» et la montée simultanée de la courbe d’excitation musicale ne cherchent pas à dissiper un certain équivoque. Le «marteau» est un maillet surdimensionné; avec une extrémité, on frappe les cordes du piano, tandis que l’autre claque comme un fouet.